En quoi consiste le projet du gouvernement ?

Le gouvernement veut construire un nouveau centre fermé spécialement prévu pour détenir des familles avec enfants. Les infos suivantes proviennent principalement de la réponse donnée par le Secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration, Monsieur Theo Francken, le 15 février 2017, suite à une question parlementaire posée par Madame Monica De Coninck (voir notre article Monica De Coninck demande des explications à Francken).

Il s'agirait de 5 habitations séparées, appelées des "unités familiales fermées". Trois d'entre elles accueilleraient jusqu'à 6 personnes, et deux jusqu'à 8 personnes. Lors de l'ouverture du centre, il n'y aura pas d'espace de jeu pour les enfants ; ceci devrait être ajouté par la suite.

Le centre fermé sera construit à proximité du centre 127bis, près de l'aéroport de Bruxelles-National. Ceci nous surprend, puisque la proximité avec un aéroport a joué un rôle dans les condamnations de la France par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour détention d'enfants dans des conditions inappropriées.

L'objectif initial de ce nouveau centre fermé est, selon Monsieur Francken, de dissuader les familles qui risqueraient de s'échapper des maisons de retour. En effet, dès leur arrivée dans une maison de retour, il serait expliqué aux familles qu'elles peuvent être transférées dans le centre fermé en cas de fuite. Toutefois, un collaborateur de l'Office des Étrangers a déclaré plus tard que les familles arrêtées à la frontières et qui ne demandent pas l'asile seraient également détenues dans le nouveau centre fermé [1] (voir à ce sujet, notre question Qui sont les enfants qui seront détenus dans le nouveau centré fermé ?).

Monsieur Francken précise que la durée d'enfermement sera "aussi courte que possible", tout en précisant que cela "dépend de chaque dossier individuel" et que "la collaboration de la personne concernée joue également un rôle". Nous ne disposons donc pas actuellement d'informations précises quant à la durée maximale d'enfermement. Quoiqu'il en soit, même un jour de détention est un jour de trop, car : "On n'enferme pas un enfant. Point."

 


[1] Durant une matinée d'étude au Parlement Flamand le 18 mai 2017.

 

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